Histoire des soins préhospitalier d’urgence

L’implantation d’un système extrahospitalier remonte à plusieurs années.  L’après 2e guerre mondiale marque le début d’une série d’évènements qui marquera le système préhospitalier d’aujourd’hui.

Du 12e au 19e siècle

12e siècle : L’Ordre de St-Jean de Jérusalem Palestine

  • Soigner et de défendre les malades et les pèlerins dans les territoires que les croisés avaient conquis.
  • L’Ordre devint ainsi à la fois religieux et militaire.
  • Les grandes armées, romaines ou autres avaient des « chirurgiens » pour soigner les blessés de guerre.

16e siècle :

  • En 1590 (en Angleterre): Premières tentatives de transport des blessés durant la bataille. On utilisait « Caissons d’artillerie, mulets, chariots, bras, etc. »

18e siècle : Napoléon Bonaparte 1769-1821 (France) – La révolution Française

  • De 1769-1821 : Dr Pierre-François Percy, chirurgien, utilise des brancardiers.
  • En 1794 : Dr Dominique Larrey crée « l’ambulance volante ».

19e siècle : 1880 (Paris) : Dr Nachtel

  • Service d’ambulance médicalisé.
  • Un interne-ambulancier à bord.
  • 3 ambulances confiées à des infirmières ambulancières.
  • Transport de malades contagieux (variole).
  • Les services d’ambulance sont sous la juridiction des hôpitaux.

20e siècle

  • Les ambulances motorisées remplacent graduellement celles tirés par les chevaux.

1924 : En France

  • Introduction de la médecine d’urgence.
  • Médecin à bord des ambulances.

1956

  • Le Conseil municipal de la ville de Montréal met sur pied une Commission d’hygiène pour enquêter sur les plaintes des citoyens relativement à la difficulté d’obtenir une ambulance sur la rue et dans les endroits publics.

1958

  • La ville de Montréal établit un service ambulancier d’urgence opéré gratuitement via le service de police, opéré jusqu’en 1983.
  • Les soins offerts sont « Les premiers soins ».
  • En milieu semi-urbain et rural… utilisation des services funéraires.
  • Coût : 5$.

De 1965-1969

1659

  • Le premier défibrillateur portable a été inventé à Belfast par Frank Pantridge au milieu des années 60. Cette version pesait 70 kg et était alimentée par des batteries de voiture. 

Le transport ambulancier  (photo):

  • Peu d’évolution.
  • Premiers-soins durant le transport.
  • Transport rapide pour de réels soins en centre-hospitalier.

1966

  • La Commission Castonguay-Nepveu recommande l’instauration d’un système universel de soins de santé au Québec.
  • Création du service ambulancier de la police de Ste-Foy.
  • La publication du rapport « Accidental death and disability : the neglected disease of modern society » provoque la création des SMU aux États-Unis par le « Governor’s safety act ».

1967

  • Début d’un enseignement de base (180h) au personnel ambulancier assigné au centre hospitalier Royal Victoria de Montréal, par le Dr Monagham, puis Dr Cohen en 1972.

1968: en Floride

  • Docteur Eugen NAGEL enseigne les soins avancés à des pompiers.
  • Actes médicaux dictés par un médecin en centre hospitalier.

1969 : Première personne réanimée

  • Aux USA, les médecins s’aperçoivent qu’un personnel bien formé, avec l’application de protocoles, pouvait répondre et stabiliser seul un patient en état critique. Traiter une urgence vitale à l’extérieur d’un centre hospitalier.
  • Création de la Régie de l’assurance-maladie qui a comme principal objectif de rationaliser les allocations et les ressources.

1970-1979

1980-1990

1980

  • Le Rapport Tremblay établit des paramètres pour une tarification unique pour le transport ambulancier.

1981

  • La faillite de Télé-Médic.
  • Le Rapport Champoux-Dorval, recommande la création d’un centre de coordination des urgences à Montréal sous la direction du CSSSRMM.
  • Création du Centre de coordination des urgences-santé (CCUS)  pour les appels d’ambulance à Montréal et Laval.
  • La loi 27 qui diminue le nombre de permis d’ambulances et impose une tarification obligatoire.
  • Baie-Comeau a son 9-1-1.
  • Le 21 juillet, le gouvernement du Québec implante un service de transport par avion-ambulance avec escorte médicale. On nomme « Valentine » cet appareil pour honorer la mémoire de l’infirmière Valentine Lupien, l’une des centaines de personnes qui ont remplis un rôle essentiel au développement des régions éloignées.

1983

  • La syndicalisation des techniciens ambulanciers. Le RETAQ (Rassemblement des Employés Techniciens Ambulancier du Québec)
  • Boucherville a son 9-1-1.

1983-1984

  • Disparition du service de patrouilleur-ambulancier du Service de la police de la CUM.

1984

  • Création de la Centrale de coordination des Urgences du Québec métropolitain à l’occasion de la visite du Pape et de « Québec 84 ».
  • Création du service « Info-Santé » de la ville de Québec (Service téléphonique de renseignements).
  • Entente entre le MAS et la C.S.A.Q. concernant l’établissement d’un seuil minimal de revenus pour réduire le flottement de personnel.
  • Période de négociations et de moyens de pression de la part des syndiqués du RETAQ pour obtenir leur première convention collective.
  • Décret établissant la continuité des services et les conditions de travail des ambulanciers de la région de Montréal (loi 23).
  • La loi 15 permet une décentralisation vers les CRSSS et leur accorde des pouvoirs accrus dans la coordination et l’administration des dossiers ambulanciers (zonage, équipement, qualifications, permis).

1985

  • Le Rapport d’arbitrage Marois, à la suite du conflit ambulancier, se prononce sur la description des tâches, l’appariement, les exigences de formation, la rémunération et les avantages sociaux des techniciens ambulanciers. Les conditions de travail décrétées sont bonifiées.
  • La demande syndicale d’avoir un DEC de 3 ans est refusé par le rapport Marois.

1986

  • Présentation du nouveau programme de formation de base pour les techniciens ambulanciers par le comité conjoint MSSS-MESS-CRSSS-CEGEP. (1 230 heures).
  • Le Rapport du médiateur Drouin dans le conflit ambulancier des régions Rive-Nord et Rive-Sud établit la notion de séparation des fonds administratifs et salariaux et recommande l’établissement de Centrales régionales de répartition des appels.

1987

  • Dépôt du Rapport Tremblay commandé pour réévaluer le système de tarification établi en 1979. Ce rapport contient une foule de renseignements sur la dynamique fonctionnelle présente des services d’ambulance par région et par zones.
  • Un groupe de travail est constitué par des représentants du MSSS et des CRSSS pour donner suite aux recommandations du Rapport Tremblay et proposer des modalités d’organisation du transport ambulancier au Québec.

1988

  • Le projet de loi 34 est adopté, spécifique au transport ambulancier. Le Québec est seul en Amérique du Nord à avoir un service et du personnel permanent sur l’ensemble de son territoire.
  • Soins offerts à Urgences-Santé : Des soins médicalisés offerts par des médecins et le transport.
  • Séparation d’Urgences-Santé du CSSSRMM.
  • Création de l’Association des paramédicaux du Canada qui détermine les 3 niveaux de compétence des paramédics au Canada. Paramédic soins primaires (PSP), paramédic soins avancés (PSA), paramédic soins critiques (PSC).
  • Les ambulanciers de Montréal et de Laval ont leur coopérative ambulancière. CTSAM (Coopérative des Travailleurs des Services Ambulanciers de Montréal). Un seul employeur pour les ambulanciers de Montréal et Laval. Une seule liste d’ancienneté qui remplace les 21 listes des compagnies ambulancières des années 1980 pour Montréal et Laval.

1989

  • Création officielle de la Corporation d’urgences-santé de Montréal.
  • Naissance de plusieurs Coopératives de travailleurs.
  • L’évènement Polytechnique : 14 femmes ont trouvé la mort.

 

1992

1993

  • La formation du C-MDSA débute.
  • Faillite de CTSAM et étatisation du service ambulancier à Montréal.

1994

  • L’attestation d’étude collégiale (AEC) de 810 heures débute au cégep de Ste-Foy et au collège Ahuntsic.
  • L’avancement de soins en préhospitalier avec le MDSA Life Pack 300 (1994- 2003)

1995

  • Premier PICTA provincial. (Protocoles d’intervention clinique pour les techniciens ambulanciers du Québec)

1996

  • L’AEC est actualisé à 840 heures.

2000-2019

2020

  • Pandémie Covid-19 : une révision complète des protocoles et des plans d’intervention sont déployés afin d’assurer la qualité de soins tout en de protégeant les intervenants de premières lignes.
  • Réforme du PNIC (Programme national d’intégration clinique).

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