7 octobre 2021

Rôle des techniciens ambulanciers paramédics élargis au Québec

Québec, 7 octobre 2021 | Le 4 octobre dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé que des techniciens ambulanciers paramédics seront autorisés à réaliser des soins à l’urgence et dans les établissements du réseau à l’échelle de la province à partir du 10 octobre.

L’arrêté ministériel permettra aux techniciens ambulanciers paramédics (TAP) de soins primaires (TAP-SP) et de soins avancés (TAP-SA) d’exercer dans d’autres milieux que dans les services préhospitaliers, et ce, sous les modalités suivantes :

1. Sur le plan opérationnel et administratif :

  • Cette autorisation n’est valide que durant la période d’état d’urgence sanitaire en cours;
  • La priorité des services préhospitaliers d’urgence est la réponse préhospitalière. La pénurie de TAP dans plusieurs régions se fait déjà sentir et ne doit pas être accrue. Par conséquent, le recrutement de TAP dans le but unique de soutenir les services hospitaliers ne sera ni permis ni toléré;
  •  Le recrutement des TAP-SP et des TAP-SA doit s’effectuer par le biais de prêts de services avec les entreprises ambulancières;
  • Le mécanisme de prêt de services assure le maintien de la couverture d’assurance professionnelle des TAP via l’entreprise ambulancière. L’établissement a la responsabilité de garantir ces modalités;
  • Les dépenses encourues ne sont pas imputées aux services de soins préhospitaliers d’urgence des établissements, mais bien au budget de l’établissement;
  • Ce déploiement s’effectue en priorité dans les services d’urgence.

2. Sur le plan clinique :

  • Les activités autorisées aux TAP-SP dans le déploiement dans les urgences doivent être rattachées au règlement (M-9, r. 2.1 – Règlement sur les activités professionnelles pouvant être exercées dans le cadre des services et soins préhospitaliers d’urgence) en vigueur;
  • Le TAP est autorisé uniquement à appliquer les protocoles préhospitaliers en centres hospitaliers. Il ne peut s’agir de nouveaux actes cliniques non encadrés par les protocoles cliniques. De plus, le TAP n’est pas autorisé à répondre à des ordonnances individuelles (donner une médication non autorisée par les protocoles par exemple);
  • Les activités cliniques des TAP-SP doivent être encadrées par la direction des soins infirmiers de l’établissement. Un cadre de formation et d’assurance qualité doit également être établi dès le début des activités;
  •  En aucun cas, la présence des TAP-SP ou des TAP-SA ne modifie les activités infirmières à l’urgence;
  • D’autres actes possibles peuvent être envisagés.

3. Sur le plan clinique, plus spécifiquement pour les TAP-SA :

La contribution des TAP-SA peut être importante dans le contexte actuel pandémique. L’apport des TAP-SA doit être utilisé pour les transferts interétablissements d’usagers nécessitant une surveillance clinique accrue. Cette pratique sécuritaire pour le patient permet de diminuer le recours à l’utilisation d’infirmières lors de transports. Les TAP-SA en réponse primaire populationnelle sont réservés à la Corporation d’urgences-santé et au projet pilote en Montérégie.

Le réseau préhospitalier d’urgence vient une fois de plus soutenir l’ensemble du réseau hospitalier et tient à démontrer son agilité et sa versatilité. Nous avons tous le même objectif, des soins de qualité pour tous les Québécois.

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Source : Nadia Drolet, responsable des communications pour la direction des soins préhospitaliers d’urgence

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